Je m’appelle Nora et l’année dernière faillit me briser. J’étais en plein milieu de ma chimiothérapie — faible, nauséeuse au quotidien, à peine capable de tenir debout.

Je m’appelle Nora et l’année dernière faillit me briser. J’étais en plein milieu de ma chimiothérapie — faible, nauséeuse au quotidien, à peine capable de tenir debout. Chaque journée était un véritable combat, un combat juste pour me lever, pour me rendre à la salle de bain, pour survivre à l’heure suivante. Mon corps me trahissait à chaque instant, et il semblait que tout ce que j’avais connu auparavant n’avait plus de place dans ce nouveau monde fait de souffrance et d’incertitude.

Au début, je pensais que ma famille et mes amis seraient là pour me soutenir, qu’ils m’aideraient à traverser cette épreuve. Mais peu à peu, j’ai vu que la réalité était tout autre. Ce que je vivais n’était pas juste une épreuve physique, mais aussi un véritable test émotionnel. J’étais entourée de gens, mais d’une manière ou d’une autre, je me sentais incroyablement seule.

Mon mari, celui que je pensais être ma plus grande source de soutien, celui que j’avais épousé pour qu’il me tienne la main dans les moments difficiles, avait choisi un autre chemin. Au lieu de se tenir à mes côtés, il m’a laissée seule face à la maladie. Un jour, il m’a annoncé qu’il partait en vacances avec sa mère, une escapade de luxe qu’ils avaient planifiée pour son anniversaire. Ce voyage, qui tombait pendant ma chimiothérapie, a été un véritable coup de poignard. Il m’a dit qu’il n’était pas sûr de pouvoir gérer la situation, qu’il avait besoin de s’éloigner pour un moment.

Ce jour-là, alors qu’il partait, je suis restée seule, complètement dévastée. Comment pouvait-il partir, comment pouvait-il m’abandonner alors que j’étais en train de lutter pour ma vie ? Cette absence m’a déchirée. La douleur physique que j’éprouvais pendant la chimiothérapie était insupportable, mais cette douleur émotionnelle — la douleur d’être abandonnée — était encore pire.

Le silence s’est installé autour de moi. Le téléphone ne sonnait plus. Les messages de soutien se sont faits rares. Mais même dans cette solitude, j’ai trouvé quelque chose en moi que je ne savais pas exister. Une force intérieure, une volonté de survivre, malgré tout. J’ai compris que, même si tout le monde me laissait tomber, je devais me battre, pas seulement pour ma santé, mais aussi pour ma dignité et ma paix intérieure.

Ce jour-là, ce jour de Thanksgiving, alors que tout le monde autour de moi célébrait, je me suis retrouvée seule, mais j’ai trouvé en moi une détermination qui m’a permis de tenir bon. Peu importe les épreuves, peu importe les abandons, j’ai décidé que je continuerais à avancer.

Добавить комментарий

Ваш адрес email не будет опубликован. Обязательные поля помечены *